Voyager seul au japon : le bilan

October 7, 2018

Pour fêter mes 25 ans l’année dernière, j’ai sauté le grand pat ! J’ai décidé de partir pour la toute première fois au japon. Avec un détail d’importance : je suis partie seul ! 
Après les nombreux articles sur mon voyage que vous pouvez retrouver ici : Asakusa , Bunkyo city Akihabara , Shibuya , …
J’ai décidé d’écrire un article complet (plutôt long) qui fait le bilan de mon voyage en solitaire, cela vous donnera peut-être des envie de partir seul (ou plutôt accompagné) et de réaliser vos rêves ! 

Une petite présentation ? 

Peur ceux qui découvrent mon blog grâce à cet article et pour vous situer un peut ma situation durant le voyage voici quelques infos qui seront peut-être utile de savoir : à l’époque, j’étais une jeune femme de 24 ans passionnée par le japon depuis mes 16 ans. Pour le reste, rien n’a changé : je parle principalement le français et l’anglais, j’ai quelques notions minime d’Espagnol et de Japonais (bonjour au revoir). Je suis une petite blonde platine aux yeux vert avec une corpulence “normal”. Je suis quelqu’un de dépensier, mais j’économise depuis mes 16 ans pour pouvoir partir tout en gardant un certain confort de vie. Et pour finir, je suis enfant unique et plutôt timide.

Pourquoi partir seul ?

Avec beaucoup d’ami(e) déjà partie ou passionnée du japon comme moi, on pourrait penser qu’il est plutôt facile de trouver un(e) ou des partenaire(s) de voyage, mais la réalité est tout autre. Entre les aléas de la vie et les divergences de caractère, ce n’est pas si simple de trouver le partenaire idéal avec qui on est sûr de passer un bon séjour. Pour ma part, j’avais trouvé mes deux partenaires de voyage, mais à force de reporter claques année, à cause de ces fameux aléas de la vie qui leur arrivait, je me suis demandée si j’allais réaliser un jour mon rêve, j’ai donc décidé de briser ma promesse et de partir quand même en 2017, mais seul. 

Voyageuse dans l’âme et solitaire, j’avais déjà fait l’expérience de partir seul lors d’un Erasmus à Madrid durant 4 mois, sans appartement ou vivre et sans connaître un traître mot d’Espagnol ! (je vous en parlerai un jour dans un autre article, si cela vous intéresse.) L’expérience m’avait complètement changé et je ne l’ai pas regretté, une seule seconde, donc je n’ai en aucun cas eux peur de partir seul au contraire !  

 

Le trajet jusqu’à Tokyo :

L’avion est certainement ce qui me faisait le plus peur dans ce voyage en solitaire, que ce soit au niveau du confort, de l’ennuis potentiel, des enfants qui pleures,… 12 h me paraissait interminable avant même d’être rentré dans l’avion.

Pour l’aller, j’ai effectué le trajet comme ceci : Bruxelles  thalys (~2h) paris  avion JAL (~12h)  Tokyo.

À mon arrivée à bruxelles j’ai pu directement m’enregistré pour mon avion et mes valises on été prise en charge directement par rail&air (air france) jusqu’à tokyo. Ce qui à pour avantage de profiter d’un voyage tranquille, sans valise, sans file, sans aucuns soucis.

Pour ce qui est de l’avion en lui-même, j’ai choisi de voyager avec JAL (japan air line) qui est plutôt populaire parmi les voyageurs à destination du japon. J’ai été plutôt surprise de voir que les voyageurs étaient même tout sauf européen, l’avion étais remplis presque uniquement de Japonais adulte, revenant de leur fabuleux voyage à paris, ville de beauté et d’amour ( Tu sens la pointe d’ironie ? ). Ce qui me permit d’avoir un certain confort notable lors du trajet : pas un pleur, pas un seul fou rire… Que des murmures presque inaudibles. Moi qui pensais faire connaissance avec d’autres voyageurs pour passer le temps, c’est un peut rater ! J’avais pour seule compagnie, un couple de Japonais qui me regardais curieusement quand je me débattais avec mes nouilles au wasabi toute collante (connaître les “codes” pour utiliser des baguettes au japon, c’est bien, mais quand on n’est pas douée comme moi, on oublie vite les bonnes manières ) 

Pour ce qui est de l’ennuis, il n’y a pas un seul moment où je l’ai ressentis, la JAL met à disposition des écran individuel avec de nombreux films récent (dont certains disponible en français, mais pour la majorité en japonais sous-titré anglais) , des jeux et de la musique. 
Pareil pour la restauration, on a  ni le temp d’avoir faim ou soif ! J’ai eu droit à deux repas copieux “japonais” accompagné de camembert français ainsi qu’à un assortiment complet de boisson tout au long du trajet (thé vert, coca, bière japonaise, vin, ….) je vous avoue ne pas mettre privée d’une petite bière Asahi, que l’on achète 5€ en restaurant par chez nous.

 

La barrière de la langue :

Comme vous vous en doutez certainement les Japonais ne parlent pas la même langue que nous, logique mon cher Watson, et donc il faudra vous débrouiller d’une manière ou d’une autre. 
Je vous conseille vivement de connaître au moins l’anglais (ou de préférence le japonais) avant de partir seul car tout au long de votre voyage, on va vous demander de remplir quelques formulaires entièrement en anglais/japonais, notamment des papier pour la douane japonaise que vous devrez rendre à votre arrivée sur le territoire qui ne sont pas forcément simple à comprendre quand on manque de vocabulaire. Il serait fort fâcheux de se tromper de réponse quand on vous demande si vous transportez des armes ou de la drogue.
De plus contrairement aux idées reçue, les Japonais sont loin de ne pas comprendre un traître mot d’Anglais, ni même d’avoir un accent incompréhensible. Dés mon arrivée, sur le trajet entre la gare de nippori et mon hotel qui se situer à moins de 1km de la, j’ai été aider pas 4 Japonais(se) parlant parfaitement anglais (voir même 10 fois mieux que moi) , soucieux de me voir galérer avec mon plan.

Sur place : 

Quand on est seul tout es tellement plus facile, on part quand on veut, on revient quand on veut et on fait tout ce que l’on veut… La liberté à l’état pure ! Peut-être que certain d’entre vous auront peur de s’ennuyer seul dans cette grande ville, mais tout au contraire vous n’aurez pas une minute pour vous apitoyer de votre solitude, il y as tellement de chose à faire et à voir sur Tokyo ! Quitte à vous perdre dans les petites ruelles moins fréquentées. 

Les rencontres :

si vous aimez vous faire des amis partout dans le monde, le voyage seul est une bonne solution ! Lorsque je suis accompagnée en voyage, j’ai l’impression qu’inconsciemment nous créons une barrière qui empêche les gens de rentrer au sein du groupe, ce qui n’est pas le cas lorsque nous sommes seuls. Que ce soit dans la rue, dans les bars ou lors de festivités, j’ai toujours croisé une personne bienveillante avide de curiosité ou de sympathie à mon égard.
Mais si vous voulez faire des vraie rencontre amicale (ou plus) avec des expatrier ou des Japonais, je vous conseille les soirées “ Bonjour Tokyo ” organisé par Julien. Avec au programme : Bière pong , karaoké, yukata party, dating party,  En bref de quoi vous amusez le temps d’une ou plusieurs soirées sur Tokyo.

Je vous conseille aussi les groupes Facebook “we are backpackeuses !” et “japon de tous les jours” ,  Vous y trouverez d’autres aventurier avec qui vous pourrez aller boire un verre ou demander des conseils 

La sécurité : 

Le japon est de loin le pays où je me suis sentie le plus en sécurité. Que ce soit très tôt le matin ou tard le soir, je n’ai jamais eu l’impression d’être en danger j’ai même rencontré non pas 1 seul policier, mais 10 policier dans mon hôtel pour une simple vérification de papier dans les chambres à côté de la mienne, soyons clair chez nous, à peine 1-2 policier serait sur place, tout ca pour dire à quel point ils ne rigolent pas avec la sécurité 

Prendre des photos ?

Sayon clair, c’est le point le plus compliqué de l’histoire. Si les Japonais sont les premiers a qui je confierai mon appareil photo sans crainte de vol, le fait qu’ils puissent réussir une photo avec mon reflex es beaucoup moins sure. j‘ai donc clairement passé mon temps à prendre des photos des bâtiments et j’ai sorti mon trépied pour quelques rares photos de moi. 

Le décalage horaire :

À l’aller, mon corps n’en a fait qu’à sa tété, après l’avion, j’étais en pleine forme, mais une fois arrivé à l’hôtel, avec le changement de température et la fatigue non soupçonnée, j’ai été complètement assommée : trouble de la vision, tète qui tourne, fatigue soudaine,…. j’avais initialement prévu d’aller voir les feux d’artifice, mais j’ai vite décidé que faire la Warrior n’étais pas une très bonne idée vue l’état dans lequel j’étais. Résultat : 19h couchées et en pleine forme à 3h du matin …. Ça non plus ce n’était pas une bonne idée.

Au retour, c’est une tout autre histoire bien que je doive dire que je m’en suis mieux sortie que ce que je pensais. Le soir de mon retour en Belgique, j’ai passé une nuit complète normal (23h~9h), les jours qui on suivit j’ai eu plus de difficulté.

En résumé : 

Malgré la déprime post japon, ce fut la meilleure expérience de ma vie ! Voyager seul, c’est un second souffle, un moment perdu entre des milliers d’autres, comme si le temps s’arrêtait pour que nous puissions enfin reprendre notre souffle. C’est aussi des découvertes tant de soi que du monde. Le voyage me permet de m’échapper du train train quotidien. Peu importe qu’il y ai du soleil ou de la pluie tant que nous puissions admirer le paysage. 

 

Je profite également de l’occasion pour vous dire que le 10 octobre prochain, je repars pour Tokyo, mais cette fois-ci accompagnée  puis que je ferai le “même” voyage, ce sera l’occasion pour moi de vous faire un comparatif du pour et du contre de voyager seul ou en couple. 

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